La coactivité sur les chantiers ferroviaires, où plusieurs entreprises se côtoient pour réaliser divers travaux, représente un véritable défi en matière de sécurité et de coordination. Dans cet article, nous explorerons les enjeux primordiaux de cette coactivité et les meilleures pratiques à adopter pour garantir une intervention efficace et sûre sur le terrain.

Généralités sur la coactivité dans le contexte ferroviaire

La coactivité dans les travaux ferroviaire désigne la situation où plusieurs équipes de travail, souvent de différentes entreprises, interviennent sur un même site ou un même chantier en même temps. Dans le domaine ferroviaire, cette dynamique est fréquente, notamment lors des travaux d’entretien ou de modernisation des infrastructures.

Les acteurs concernés

Les intervenants peuvent inclure :

  • Maçons pour les travaux structurels,
  • Électriciens pour les installations de signalisation,
  • Plombiers pour les systèmes de drainage,
  • Monteurs de voies pour les rails,
  • Techniciens de maintenance pour l’entretien des véhicules.

Les risques liés à la coactivité sur les chantiers ferroviaires

Bien que la coactivité soit inévitable, elle engendre des risques significatifs qui nécessitent une attention particulière. Parmi les dangers liés à cette coactivité, on distingue :

  • Circulation des matériels et des personnes souvent encombrée,
  • Pression liée aux délais à respecter,
  • Espaces de travail restreints, entraînant des superpositions de tâches,
  • Méconnaissance des activités et des risques associés à chaque corps de métier.

Mettre en place une coordination interentreprises rigoureuse

Sur un chantier ferroviaire, plusieurs entreprises interviennent souvent en parallèle. La coordination interentreprises (CIE) est donc obligatoire et encadrée par le Code du travail (articles R4511-1 à R4512-12).

Cette coordination implique :

  • La désignation d’un coordinateur unique, souvent imposé par le maître d’ouvrage (SNCF Réseau, RATP, etc.) ;
  • La mise en place d’un Plan de Prévention (PDP) détaillant les mesures de sécurité et de coactivité ;
  • La tenue de réunions de coordination régulières entre les entreprises (planning, points de vigilance, partage d’informations) ;
  • L’affichage des consignes spécifiques sur le terrain (zones interdites, horaires d’intervention, matériels communs…).

Élaborer un planning d’intervention précis et réaliste

La réussite d’un chantier en coactivité passe par une planification fine des tâches. Un planning séquencé et partagé est indispensable pour :

  • Éviter que deux entreprises interviennent au même endroit au même moment ;
  • Intégrer les fenêtres travaux, c’est-à-dire les créneaux horaires durant lesquels la circulation ferroviaire est interrompue ;
  • Prévoir les temps de repli, de nettoyage et de sécurisation entre chaque phase.

L’usage d’outils numériques de planification collaborative (BIM, logiciels de Gantt, applications métiers) est aujourd’hui courant sur les chantiers complexes.

Mesures de prévention à mettre en place

Pour pallier ces risques, il est essentiel d’instaurer des mesures de prévention efficaces. Voici quelques actions à considérer :

Coordination des chantiers

La mise en place d’une coordination appropriée est cruciale. Un coordinateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé) peut faciliter l’organisation et la communication entre les différents intervenants.

Élaboration d’un Plan de Prévention

Rédiger un Plan de Prévention (PPSPS) qui spécifie les risques associés à la coactivité ainsi que les mesures à appliquer pour garantir la sécurité de chacun est indispensable.

Bonnes pratiques en matière de sécurité

Voici quelques observations à suivre pour garantir une coactivité sûre :

Définir des périmètres de sécurité

Il est essentiel de délimiter clairement les zones d’intervention de chaque entreprise pour éviter toute confusion.

Planification rigoureuse des interventions

Une planification minutieuse des interventions permettra d’optimiser les ressources et de réduire les risques de conflits entre les équipes.

Réunions de coordination régulières

Des réunions fréquentes favoriseront la transparence, la communication et aideront à aborder rapidement toute problématique rencontrée par les équipes.

Collecte et échange d’informations

Échanger ces informations joue un rôle fondamental dans le succès de la coordination entre les différents acteurs du chantier.

Utilisation d’outils numériques

L’adoption d’outils numériques pour le partage de documents et d’informations peut grandement améliorer la réactivité des équipes, permettant ainsi d’anticiper les risques.

Formation continue des intervenants

La formation des travailleurs sur les risques spécifiques à la coactivité et à la sécurité ferroviaire doit être continue afin de garantir un haut niveau de vigilance.

La gestion de la coactivité sur voie ferrée est un enjeu majeur pour la sécurité des chantiers ferroviaires. Pour d’autres conseils sur les travaux, cliquez ici

https://www.youtube.com/watch?v=4yyOeGVjc18

 

Topics #coactivité #gestion de la coactivité #infrastructure ferroviaire #sécurité ferroviaire #travaux ferroviaires